En 2019, près de 25 millions de contrôles techniques ont été effectués en France. Découvrez le bilan chiffré de l’organisme technique central (OTC-UTAC).

Le bilan du contrôle technique pour l’année 2019 vient de tomber ! Il s’agit là des résultats de la première année pleine pour le contrôle technique « nouvelle formule » puisque l’examen périodique, qui est à réaliser tous les deux ans pour tous les véhicules âgés de 4 ans et plus et tous les 5 ans pour les véhicules de collection, est devenu plus sévère en mai 2018 avec davantage de contrôles (149 points contre 123 auparavant et 652 défaillances contre 409 précédemment).

Les chiffres qui viennent d’être publiés par l’organisme technique central (OTC) révèlent que 24.764.636 contrôles techniques ont été réalisés l’an passé par les 6.404 installations agréées, toutes catégories de véhicules confondues, soit une baisse de 3,57% par rapport à 2018 (738.753 contrôles techniques périodiques de moins).

« Cela signifie que de nombreux véhicules, potentiellement dangereux et/ou polluants, ne passent pas ou plus leur contrôle technique. », s’inquiète le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA).

Les véhicules particuliers, les véhicules utilitaires légers (VUL) et les véhicules de collection ont représenté 19.961.292 contrôles.

L’âge moyen des voitures contrôlées est lui globalement en légère baisse, passant de 12,16 ans en 2018 à 11,97 ans en 2019..

Pas plus de contre-visites

Autre statistique importante : le taux de contre-visites pour les véhicules particuliers et les VUL ne s’est pas envolé, contrairement à ce que craignaient certaines prévisions qui tablaient sur 25% de recalés suite à la sévérité accrue de l’examen. En 2019, ce taux est finalement resté stable pour les véhicules particuliers et les véhicules utilitaires légers (VUL), à 21,73% contre 19,43% en 2018 (et 21,51% entre le 20 mai et le 31 décembre 2018 sur un nombre de critères de défaillances identique).

Dans le détail, 20,78% de ces recalés l’ont été pour des défaillances majeures et 0,95% pour des défaillances critiques, soit 187.000 véhicules potentiellement dangereux.

Quelles sont les principales causes de contre-visites ?

La fonction liaisons au sol (roues, pneus, essieux, suspensions…) est la principale cause de contre-visites. Elle a conduit à une contre-visite dans 11,09% des contrôles techniques périodiques effectués. Viennent ensuite les fonctions « Eclairage et signalisation » avec 10,52%, « Anti-pollution » avec 7,63% (nouvelle réglementation au 1er juillet 2019, plus stricte notamment pour les diesel), « Équipements de freinage » pour 6,14%, « Châssis et accessoires du châssis » pour 4,76% et « Direction » pour 3%.


Plus spécifiquement, voici la liste des 5 principales défaillances majeures rencontrées pour les véhicules particuliers et les VUL en 2019 :
1 – Orientation d’un feu de croisement en dehors des limites prescrites : 5,59%
2 – Opacité dépassant la valeur de réception ou une instabilité des mesures d’opacité, à partir du 1er juillet 2019 : 3,28%
3 – Pneumatique gravement endommagé, entaillé ou un montage inadapté : 2,91%
4 – Opacité dépassant les limites réglementaires ou une instabilité des mesures d’opacité, jusqu’au 30 juin 2019 : 2,53%
5 – Atteinte de l’indicateur d’usure de profondeur des sculptures des pneumatiques : 2,45%

Et la liste des 5 principales défaillances critiques rencontrées pour les véhicules particuliers et les VUL en 2019 :
1 – Corde visible ou endommagée des pneumatiques : 0,22%
2 – Efficacité inférieure à 50% de la valeur limite du frein de stationnement : 0,13%
3 – Non-fonctionnement des feux stop : 0,09%
4 – Usure excessive de la garniture ou plaquettes de freins : 0,07%
5 – Non-conformité aux exigences de la profondeur des sculptures des pneumatiques : 0,06%.

Sources : UTAC-OTC et CNPA

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